Pourquoi Vladimir Poutine est-il si populaire en Russie ? (article)

Illustration article popularité Vladimir Poutine

        Il y a une semaine, le 18 mars 2018, Vladimir Poutine a été réélu au premier tour avec 76 % des voix. Bien que la fiabilité de ce résultat puisse être mise en doute, les différents instituts de sondage officiels et indépendants révèlent que l’actuel président est soutenu par une large majorité de sa population. Pour comprendre cette popularité, il faut remonter à la chute de l’U.R.S.S., au début des années 1990.

Les années 1990 laissent un souvenir très amer à la population russe. C’est une période marquée par une crise économique et sociale qui provoque une chute du niveau de vie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la libération des prix entraîne une vertigineuse inflation (2 500 % en 1992, 840 % en 1993, 200 % en 1994) qui anéantit les épargnes et les salaires. Cette inflation accentue la chute du P.I.B. russe qui, d’après la Banque Mondiale, passe de 506,5 milliards de dollars en 1989 à 395,5 milliards de dollars en 1995.

Les conséquences sont dramatiques. Non seulement les salaires des fonctionnaires ne sont pas revalorisés mais ils ne sont même pas payés à plusieurs reprises ; les services publics sont privés de financement, entraînant un chômage de masse ; les retraités, les handicapées et les orphelins sont laissés à l’abandon. Au final, environ 40 % de la société russe vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de cinquante dollars par mois, ce qui ne leur permet pas de manger à leur faim.

Les indicateurs démographiques montrent l’ampleur de cette crise. L’espérance de vie passe de 65 ans en 1983 à 57 ans en 1994 pour les hommes. La courbe de la mortalité dépasse celle de la natalité, démontrant ainsi la dégradation du système de santé et la limitation des naissances dans un contexte économique difficile.

Dans le même temps, une classe d’oligarques se forme. À la suite des grandes privatisations, ils s’accaparent, pour un prix dérisoire, toutes les richesses du pays à des fins d’enrichissement personnel, avec la complicité de la classe dirigeante. Au final, un petit groupe de personnalités ont réussi à concentrer entre leurs mains tous les pouvoirs politiques, industriels et financiers nouvellement créés. En 1996, B. Berezovski, l’un des principaux oligarques, affirmera même au Financial Times que « sept financiers contrôlent 50 % de la richesse vive du pays ».

De cette période, on garde en tête différentes images : les babouchkas vendant dans la rue et dans le froid quelques chaussettes tricotées ou quelques pommes ramassées dans leurs datchas, contrastant avec le comportement des « nouveaux riches » dans leurs villas et voitures de luxe à la consommation effrénée.

Une immense déception se fait jour dans la société russe. Il leur avait été promis un modèle occidental démocratique et d’économie de marché où ils pourraient accéder à la consommation et à un mode de vie confortable. Finalement, ils n’ont récolté qu’une classe politique plus corrompue que jamais et une dégradation de leur niveau de vie. Les Russes font porter la responsabilité aux Occidentaux qui avaient poussé à cette « thérapie de choc ».

Lorsque Vladimir Poutine accède au pouvoir, il lance une série de réformes permettant à l’économie russe de tirer pleinement parti de la dévaluation du rouble, qui a eu lieu en 1998, et de la remontée des prix des matières premières jusqu’à la crise de 2008.

La révolution fiscale fut la première d’entre elles. Celle-ci était des plus urgentes, car l’État russe était dans l’incapacité de percevoir l’impôt et donc de s’asseoir sur des recettes pour mener une politique. Bien d’autres réformes de grande envergure verront le jour : une réforme du système financier, une révision du système de retraite… Ces réformes économiques se font parallèlement à la mise en place d’une gestion plus rigoureuse des finances de l’État.

Durant toute la période qui suit les réformes, la Russie dégage systématiquement un excédent budgétaire, réduit ainsi sa dette extérieure à un niveau inférieur à celui des pays occidentaux, et augmente considérablement ses réserves de change, aboutissant en 2004 à un fonds de stabilisation limitant l’inflation.

Le succès de ces réformes est incontestable. Entre 1999 et 2005, la Russie a connu une croissance économique moyenne supérieure à 6,7 %. Le maintien de cette croissance économique dynamique a permis d’augmenter le revenu des ménages de 10 % à 15 % par an entre 1999 et 2007 d’où le développement d’une classe moyenne. Cette classe moyenne est particulièrement consommatrice et devient à son tour un grand moteur de l’économie.

En plus des réformes économiques, Vladimir Poutine a dès son arrivée au pouvoir entamé une guerre ouverte avec les oligarques. Il ne leur reproche pas en soi l’accumulation de richesses considérables, mais plutôt leurs ambitions politiques et les investissements pharamineux qu’ils accomplissent à l’étranger, qu’il perçoit comme une fuite de capitaux nocive pour le pays. Vladimir Poutine entend les discipliner. Tour à tour, chaque oligarque qui s’oppose à sa volonté sera accusé de fraude fiscale et exproprié de ses biens. On a en tête évidemment la retentissante affaire Khodorkovski, patron de Ioukos, qui fera dix ans de prison pour avoir voulu se lancer en politique.

Beaucoup remettront en cause la réussite de Vladimir Poutine, dénonçant qu’il n’a fait que profiter d’une conjoncture favorable. Avec les ressources du pays, qui n’aurait pas réussi à améliorer la situation du pays avec un baril de pétrole à plus de cent dollars ? Que cela soit ou non lié à sa seule personne importe peu. Vladimir Poutine est associé au retour de la croissance économique, à l’augmentation considérable du niveau de vie, au rang de pays émergent auquel la Russie a réussi à se hisser, et à la mise au pas de cette classe d’oligarques profondément haïe par la population.

Pourtant, ces réussites économiques sont loin d’être suffisantes pour expliquer sa grande popularité, car, en Russie, le critère économique est secondaire. En 2014, les sanctions de l’Union Européenne et des États-Unis à la suite de l’annexion de la Crimée et la chute des prix des hydrocarbures ont porté un coup très dur à l’économie du pays, déjà largement affaiblie par la crise de 2008. En 2014, le pays connaît une récession de 8 % et sa monnaie chute de 50 %, entraînant une réduction brutale du pouvoir d’achat des ménages. Cela n’a en rien altéré sa côté de popularité, qui a au contraire cru sur la même période.

Il faut comprendre que, pour les Russes, la puissance politique de leurs pays passe avant les intérêts économiques. Leur passé de grand empire couplé à l’éducation communiste nourrit cet état esprit patriotique, voire nationaliste. D’après Marlène Laruelle, auteur de l’ouvrage Le nouveau nationalisme russe, le patriotisme est même « la langue politique majeure […] au sens où tous les partis la pratiquent ». D’après le centre Levada, plus de 80 % des citoyens de la Fédération de Russie sont fiers de vivre en Russie.

Or ce sentiment de fierté nationale a été très durement éprouvé lors des années 1990. À la chute de l’Union soviétique, la Russie a perdu son statut d’empire. Hier deuxième puissance mondiale, l’U.R.S.S. se partageait le monde avec les États-Unis. Elle contrôlait des territoires immenses dans différentes régions. Soudainement, elle perdit toute son influence, fut laissée-pour-compte et mise sous tutelle.

La nouvelle diplomatie russe à la chute de l’U.R.S.S. opte très rapidement pour une politique de coopération avec l’Occident. Soucieuse de manifester sa bonne volonté, la Russie s’engage dans un processus de retrait militaire d’Europe centrale et orientale. Le Kremlin s’aligne sur les positions de l’O.N.U. et signe avec les États-Unis la « Charte russo-américaine pour le partenariat et l’amitié », affirmant une communauté euro-atlantique, et le traité START II, qui prévoit une nouvelle réduction des arsenaux nucléaires des deux pays.

Cependant, ce positionnement ne donne pas tous les résultats escomptés. Les États-Unis n’ont pas l’intention de donner une place à une Russie déclinante et dépourvue de moyens d’influence sur la scène internationale. Dans sa gestion de la crise yougoslave, l’OTAN tend à laisser la Russie en marge du processus alors même que c’est une de ses zones d’influence traditionnelles. Les États-Unis ne s’en cachent pas, considèrent que la Russie est trop faible pour être prise en compte. Moscou ne parvient pas à empêcher les frappes de l’OTAN qui, sans mandat de l’O.N.U., s’abattent sur la Serbie. Bien que le droit international et la souveraineté de la Serbie soient ouvertement bafoués, la Russie est incapable d’agir.

Pour les Russes, c’est un coup dur. Ils n’ont pas réussi à soutenir les Serbes, leurs alliés historiques. Ils se sont rendu compte de l’étendue de la faiblesse de leur État et de son incapacité à agir. La société russe s’est sentie méprisée et humiliée par les États-Unis.

À la question de la Yougoslavie s’ajoutent des désaccords sur plusieurs dossiers, notamment la perspective d’élargissement de l’OTAN aux anciens satellites d’Europe de l’Est. En 1997, trois des anciens satellites soviétiques — la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie — rejoignent la structure atlantique. L’OTAN poursuit son extension avec l’intégration des pays baltes en 2004, malgré la promesse, uniquement orale, que George Bush père avait donnée à Gorbatchev de n’intégrer aucun pays frontalier avec la Russie au début de son processus de libéralisation. Or cet élargissement est perçu comme contraire aux intérêts de sécurité du pays.

Enfin les révolutions de couleurs, qui auront lieu successivement en 2003 en Géorgie avec la révolution des Roses, en 2004 en Ukraine avec la révolution Orange et la révolution des Tulipes au Kirghizstan, font vaciller là encore les intérêts russes dans une zone traditionnelle d’influence. La Russie soupçonne les Occidentaux d’être les commanditaires de ces soulèvements dans le seul objectif d’affaiblir le pays. La population russe se sent encerclée, méprisée, menacée de déstabilisation et croit déceler une volonté délibérée d’affaiblir la Russie.

Les Russes rêvent de retrouver leur grandeur passée. Vladimir Poutine a réussi le pari de remettre la Russie au rang des grandes puissances politiques.

Cela ne s’est pas fait toute suite. Lors de ses deux premiers mandats, Vladimir Poutine s’est concentré sur les problèmes internes et notamment la lutte contre le terrorisme et la deuxième guerre de Tchétchénie.

Sa première victoire de politique internationale a été la guerre de Géorgie en 2008, qui a permis à la Russie de restaurer son influence dans le Caucase, et en particulier en Abkhazie et en Ossétie du Sud, qui deviennent de facto ses satellites. Cet événement est suivi par les contre-révolutions de couleurs. En 2010, Viktor Ianoukovitch en Ukraine et Roza Otounbaïeva au Kirghizstan, deux pro-russes, prennent le pouvoir dans leurs pays respectifs. La Russie commence ainsi à retrouver sa sphère d’influence traditionnelle.

Mais le véritable retour de la Russie s’accélère en 2013. Vladimir Poutine obtient de Bachar Al-Assad la promesse de détruire toutes les armes chimiques de son pays, permettant ainsi aux États-Unis de renoncer à une intervention militaire. La Russie s’impose comme un acteur incontournable pour la résolution de ce conflit. La Russie va même, par la suite, pour la première fois depuis la chute de l’U.R.S.S., intervenir militairement hors de son pré-carré. Poutine montre la capacité militaire du pays à travers ses victoires à Palmyre et à Alep, alors que dans le même temps, la coalition peine à délivrer Mossoul.

Mais le grand coup de maître de Vladimir Poutine reste évidemment l’annexion de la Crimée. Pour les Russes, la Crimée est culturellement et sentimentalement rattaché à leur pays. Pour eux, c’est le rétablissement d’une injustice historique. Cela a généré une vague de soutien à Poutine. Même les « opposants » ont soutenu cette annexion, à l’image de Sergui Oudaltsov, un des leaders des manifestations de 2011 qui lui ont valu quatre ans de prison. Avec cette annexion de la Crimée, Vladimir Poutine a soudé l’opinion publique derrière lui. Les Russes sont fiers de ces succès, qui leur rappellent l’époque de la puissance soviétique.

Vladimir Poutine est associé au retour du pays sur le plan politique et sur le plan économique. Cependant, il serait difficile de nier qu’il gouverne son pays avec un grand autoritarisme.

L’opposition politique est fortement muselée. Alexeï Navalny est l’un des symboles de cette opposition. S’il réussit à échapper à la prison, ce n’est pas le cas de son frère qui écope de trois ans de prison ferme lors d’un procès pour fraude fiscale qui fait office d’avertissement. Boris Nemtsov n’aura pas cette chance, puisqu’il a été abattu de plusieurs coups de feu en 2015. Même s’il est impossible de prouver que le Kremlin a commandité ce meurtre, les opposants ont perçu cet assassinat comme une mise en garde.

Plus encore, en 2011, lors des élections présidentielles, des manifestations ont éclaté à Moscou pour protester contre la candidature de Vladimir Poutine. Nombre d’entre elles ont alors été durement réprimées par la police, et les manifestants emprisonnés durant plusieurs mois.

S’il y un semblant de pluralisme, il ne s’agit que d’une mascarade. Les partis existant ne sont en fait que tolérés pour maintenir l’illusion du choix.

Les trois partis principaux du pays sont le Parti communiste, le parti d’extrême droite L.D.P.R. et le parti Russie Juste. Ils sont toujours très complaisants pendant les votes au parlement et n’ont aucun poste de pouvoir. Par exemple, Vladimir Jirinovski, chef du troisième parti du pays, est perçu par la population russe comme un clown. Il passe son temps d’antenne à faire des propositions choquantes et irréalistes, comme par exemple déclarer une guerre nucléaire contre l’Iran ou limiter la naissance d’enfants dans le Caucase pour lutter contre le terrorisme.

Outre le pluralisme politique, la liberté de la presse est drastiquement limitée. Reporters sans frontières a placé la Russie 147ème sur 168 dans son classement international de la liberté de la presse. Un score aussi bas est justifié par les fréquentes attaques dont sont victimes les journaux d’oppositions. En 2005, la liste de tous les cas a inclus sept morts, 63 agressions, 12 attaques sur des bureaux, 382 procès, 23 fermetures de bureaux de rédaction. L’affaire la plus médiatisée est évidemment l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre pour ses critiques envers les actions russes menées en Tchétchénie et contre le gouvernement tchétchène pro-Kremlin.

L’absence de démocratie n’est pas compensée par une rigueur de gestion. La Russie est gangrenée par une corruption affolante. D’après Transparency International, le pays est situé à la 133ème place sur 176 sur l’indice de la corruption. Non seulement Vladimir Poutine n’a pas réussi à lutter contre ce phénomène, mais il se livre lui-même à des manipulations des plus scandaleuses.

Les frères Arkadi et Boris Rotenberg sont tous deux des amis d’enfance de Vladimir Poutine, avec qui il a pratiqué le judo dans le même club à Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui, ils possèdent une entreprise de construction et se sont vus accorder sans appel d’offres les plus grands marchés publics et projets d’État des dernières décennies, tels que la construction de pipelines pour Gazprom, d’infrastructures pour les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi (les J.O. les plus chers de l’histoire.) et même du pont reliant la Russie et la Crimée. Les détournements de fonds alimentent leur fortune qui s’élèverait à environ quatre milliards d’euros chacun.

Tous ces faits sont parfaitement connus des Russes. Si en Europe occidentale de tels agissements semblent intolérables et provoqueraient sûrement une vague de contestation, les Russes s’en accommodent. Ils n’ont pas de culture démocratique, ils n’en n’ont jamais connu et n’aspirent pas particulièrement à en avoir.

Pour la grande majorité, la liberté d’expression n’est pas indicatrice de développement. Ce n’est pas qu’ils ne la souhaitent pas, mais il ne la considère pas comme quelque chose d’important. Selon une étude menée par le centre Levada, 61 % des sondés estiment que le respect de l’ordre public doit être la priorité pour la Russie, quitte à limiter la liberté d’expression et à violer certains principes démocratiques.

Plus encore, à la question « Quel est le meilleur système pour vous ? » les Russes répondent à 34 % l’Union soviétique, 29 % le régime actuel et seulement 11 % le système démocratique à l’occidentale. Le terme démocratie a une connotation négative. C’est le résultat de la coïncidence historique de la démocratisation du système politique avec ce qui est perçu dans le pays comme une véritable désintégration de la société au cours des années 1990. L’individualisme libéral a été synonyme de division, voire même de chaos.

À l’opposé de la démocratie, le patriotisme paraît constituer un pôle de références et de valeurs communes stables qui permet de dépasser les clivages politiques et idéologiques. La cohésion de la nation serait synonyme de concorde et de sécurité, et Vladimir Poutine offre aux Russes un chef d’État puissant et des valeurs inconditionnelles auxquelles se vouer, la force et la religion.

Vladimir Poutine n’est pas seulement aimé pour ses actions, mais également pour son image.

Lors d’une émission diffusée sur France 2 en automne dernier et qui lui était consacrée, lorsqu’un journaliste demande à une jeune femme pourquoi elle aime le président, elle s’exclame : « Ce que j’aime chez Poutine, c’est la puissance et la force qu’il dégage globalement par son physique et sa politique. Son image tout entière renvoie à la force ». Pour elle, comme pour beaucoup d’autres, la notion de force et de pouvoir sont synonymes. Tous ceux qui exaltent Vladimir Poutine et admirent sa force admirent également l’autocrate qui décide de tout et prend des mesures fermes.

Vladimir Poutine le sait et en joue. Avec ses outils de propagande, il se met en scène pour entretenir sa réputation d’homme fort. La société russe a de nombreuses images en tête : Vladimir Poutine conduisant une voiture de Formule 1, un U.L.M. pour sauver des grues perdues, un sous-marin ou encore un bombardier…

Cette notion de force, les Russes ne la retrouvent pas dans les régimes européens. Bien au contraire, ils estiment que l’Europe dégage de la faiblesse. Elle serait selon eux un continent déclinant, empêtré dans des problèmes d’immigration qu’elle ne contrôle plus, dirigé par des hommes faibles, incapables de défendre les intérêts de leurs pays et complètement soumis aux États-Unis.

Évidemment, il s’agit là non pas de tous les Russes mais d’une majorité. Il faut savoir que les différences sont profondes entre les habitants des deux grandes villes « occidentalisées » que sont Moscou et Saint-Pétersbourg, et le reste du pays. Une minorité issue souvent de la classe moyenne se trouvant dans ces deux grandes villes se sent proche de la culture occidentale, et aspire à un régime politique réellement démocratique. Ce sont eux qui, en 2011, sont descendus dans la rue pour tenter d’en finir avec l’époque Poutine et ouvrir une nouvelle page de l’histoire de leur pays. Mais cette tranche de la population est marginale, et la masse des Russes a une toute autre ambition.

 

Anna Mordache


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