La Russie dans un ordre mondial en évolution : enjeux, opportunités, stratégies (Conférence)

Illustration Chaire grands enjeux stratégiques contemporains conf n°1

Compte rendu de la conférence organisée le 30 janvier 2017 par la Chaire des grands enjeux stratégiques contemporains de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cette conférence est par ailleurs disponible en vidéo sur la chaîne YouTube de la chaire.

Intervenants : Andreï Kornutov (A. K.), Russian International Affairs Council ; Justin Vaïsse (J. V.), Centre d’analyse, de prévision et de stratégie, Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

***

M. Andreï Kortunov a décidé de concentrer son intervention sur trois sujets :

  • Comment la Russie en est-elle arrivée à la situation actuelle de ses relations avec l’Europe, les États-Unis et ses voisins immédiats ?
  • Neuf grands défis auxquels fait face la Russie.
  • Les solutions possibles à ces défis.

A. K. : il est courant, en Occident, d’être confronté à l’opinion suivant laquelle la Russie aurait adopté une politique étrangère plus entreprenante depuis quelques années parce qu’elle s’est renforcée sous Vladimir Poutine grâce à la manne issue des hydrocarbures et à la modernisation de son appareil militaire. Or c’est une hypothèse erronée : la politique actuelle de la Russie est plutôt le signe de l’échec de sa stratégie précédente. Vladimir Poutine, en 2000, souhaite intégrer la Russie au camp occidental, adhérer à l’OTAN et développer une relation privilégiée avec l’U.E. Il ne souhaite absolument pas réviser les rapports de force internationaux, au contraire, par exemple, de la Chine, superpuissance émergente. La Russie n’est alors pas en pleine ascension : elle est confrontée à des problèmes économiques, sociaux et démographiques considérables. Elle est une puissance du statu quo. Le changement de politique russe trouve son origine dans l’impression qu’ont eu les Russes d’être vulnérables, à cause de l’élargissement de l’OTAN, du développement du système anti-missiles balistiques américain, des « révolutions de couleur » à leurs frontières. Selon le point de vue russe, la Russie n’a fait que tenter de défendre ses positions face à l’Occident.

Autre idée répandue, l’opposition entre l’Occident et la Russie aurait été inévitable, Vladimir Poutine aurait toujours eu l’ambition de faire reculer l’influence américaine en Europe, plus récemment de favoriser le Brexit et la déliquescence de l’U.E., de faire élire Donald Trump. À cause du parcours de Vladimir Poutine, de ses liens avec le K.G.B., de son passé, de sa mentalité, parce que la Russie n’est pas européenne, parce qu’il y a un abîme civilisationnel entre Russie et Europe. Ce n’est pas juste : à mon avis, même s’il est impossible de prouver que Vladimir Poutine n’ait pas voulu causer de problèmes à l’Occident, il est plutôt opportuniste qu’autre chose. Il voulait la reconnaissance des dirigeants occidentaux, que la Russie entre au G8 et à l’O.M.C. Cette idée de l’inéluctabilité de l’opposition Occident / Russie est facile les occidentaux qui ne veulent pas prendre leur part de responsabilité dans la dégradation des relations. De plus, en quoi la Russie serait-elle si différente du reste des Européens ? Les Russes défendraient les valeurs familiales et conservatrices, or il y a autant de divorces en Russie que dans les pays européens ; ils seraient très religieux, mais selon des enquêtes ils le sont moins que les Allemands ou les Polonais ; la Russie reçoit le plus de visas Schengen parce que les Russes veulent circuler en Europe, se sentent européens. La prédestination n’existe pas dans les relations internationales.

            Ceci étant dit, comment alors en est-on arrivé là ? Après la chute de l’U.R.S.S., la Russie a poursuivi deux objectifs de politique extérieure : s’intégrer dans la nouvelle communauté internationale occidentale émergente ; entretenir des relations amicales et favorables avec ses anciens satellites issus de l’ensemble soviétique. Ces deux objectifs n’ont pas été atteints.

La Russie n’a pas pu s’intégrer à la communauté internationale parce que les occidentaux ont voulu qu’elle respecte des règles qu’eux-mêmes n’ont pas respecté (bombardement de la Yougoslavie, invasion de l’Irak, intervention au Kosovo, en Libye, etc.). Voilà pourquoi les Russes ne comprennent pas les réactions qu’a suscité le rattachement de la Crimée. Autre raison : la Russie n’a pas été traitée comme une égale. Gardée hors de l’U.E. et de l’OTAN, elle s’est sentie marginalisée. Le Conseil OTAN – Russie n’est pas une instance décisionnelle. Avec l’U.E., la Russie a toujours espéré une relation empreinte de réciprocité, alors que Bruxelles a adopté une position dictatoriale [sic] en exigeant la mise en œuvre de l’acquis communautaire dans sa totalité. En s’éloignant de l’Occident, la Russie a trouvé des solutions alternatives avec la Chine, les BRICS. Elle n’a pas voulu insister pour s’attacher à un Occident qu’elle perçoit comme étant en déclin. Cette perception de déclin peut être erronée elle aussi, mais elle a eu une grande influence sur les décisions prises à Moscou.

Concernant le deuxième objectif cité précédemment, les dirigeants russes ont commis une erreur importante : peut-être n’ont-ils pas vu que la Russie était trop puissante par rapport à ses voisins immédiats et anciens satellites pour entretenir des relations bilatérales équilibrées avec eux. Une autre raison plus profonde à cet échec est que les Russes, après la chute de l’U.R.S.S., étaient persuadés d’avoir libéré eux-mêmes les anciennes républiques soviétiques, d’avoir délibérément mis fin à leur empire ; ils n’ont donc pas compris que les citoyens des pays issus de l’éclatement de l’U.R.S.S. ne leur soient pas reconnaissants mais au contraire méfiants. À l’inverse des Allemands post-1945, qui ont bien compris qu’ils devaient travailler d’arrache-pied pour rétablir des relations normales avec leurs voisins, qu’ils devaient être prêts à faire un pas supplémentaire, à être traités pour un temps de manière injuste pour redevenir le centre de gravité de l’Europe, les Russes n’ont pas réalisé qu’ils étaient fautifs. Il y a eu une déconnexion entre les récits du passé russe et la nature des relations de la Russie avec ses voisins.

            La Russie fait désormais face à neuf grands défis.

En Ukraine, la sortie de crise semble hors de portée. À Moscou, on ne l’envisage pas avec les dirigeants ukrainiens actuels, avec qui le dialogue est limité, qui ne mettent pas en œuvre l’accord de Minsk, qui ne souhaitent pas signer d’accord sur la Crimée. Les accusations fusent sur le non-respect du cessez-le-feu, sur l’intégration des provinces orientales.

En Syrie, quelle stratégie de sortie pour la Russie ? Il est difficile d’imaginer qu’elle parvienne à gagner la paix. Même si les négociations d’Astana étaient une réussite, qui rétablirait la situation sur le terrain ? Seule l’U.E. est équipée pour reconstruire la région, la Russie ne le peut pas. L’intervention russe a été une grande réussite tactique, stratégiquement c’est une autre histoire.

Concernant la Chine, de nombreux sommets bilatéraux ont lieu chaque année. Russie et Chine ont des positions communes sur la plupart des grands dossiers, votent presque toujours de concert au Conseil de sécurité. Pour autant le risque que la Russie devienne un « second couteau » de la Chine existe, tout comme celui qu’elle soit reléguée au rang de simple pourvoyeur de matières premières à la superpuissance montante. Les problèmes, même s’ils ne menacent pas la relation sino-russe à court terme, sont là.

Il faut aussi éviter une course aux armements avec l’Occident. La Russie ne peut pas rivaliser avec le bloc occidental. Si l’on veut mettre fin à la course aux armements, il faut le faire tout de suite, revenir à la table des négociations. Or ce n’est pas le cas actuellement. Cette course est inquiétante car elle pourrait saigner à blanc la Russie, comme l’U.R.S.S. avant elle.

L’intégration économique de la région est nécessaire mais la Russie ne peut pas jouer le rôle de moteur économique, elle ne connaît pas de miracle économique comme l’Allemagne ou la France après la Seconde guerre mondiale. Des réformes économiques, sociales et politiques seraient nécessaires, mais ce n’est pas en bonne voie.

L’immigration est un autre défi. Au XXe s., la Russie est le deuxième pays ayant reçu le plus d’immigrés derrière les États-Unis, et cela a été un des outils de la puissance russe. Mais est-ce que le pays peut accueillir, intégrer et assimiler de nouveaux immigrants ? La question se pose. Jusqu’à présent, la Russie a récupéré des habitants de l’ancien espace soviétique, parlant russe, faisant partie du même espace culturel ; mais qu’en sera-t-il pour des immigrés venant d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie (hors Asie centrale) ? Est-ce la Russie pourra les gérer ? Ce n’est pas sûr, et ce n’est actuellement pas une priorité politique.

L’avenir des pays non-reconnus autour de la Russie pose question. Ces territoires sont tenus à bout de bras par la Russie financés par elle et constituent un maillon faible économique et politique (les cas de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie par exemple nuisent aux relations avec la Géorgie).

Les relations avec les États-Unis vont-elles s’améliorer ?  Il faut garder à l’esprit que la consolidation de la situation russe s’appuie dans une large mesure sur l’image d’une Russie assiégée par des ennemis extérieurs. Si l’on retire ce facteur de l’équation, comment assurer l’unité du pays ?

Enfin, la diversification des outils de l’influence russe sur la scène internationale est cruciale. La Russie est une puissance nucléaire, elle est membre permanent du Conseil de sécurité et ne se prive pas d’utiliser son veto, elle siège dans de nombreuses autres organisations internationales et dispose de ressources naturelles considérables (gaz, pétrole, mais aussi eau et terres cultivables). Pour autant, cela suffira-t-il à assurer la force du pays ? Comment développer un soft power russe jusqu’ici très limité ?

            Face à ces défis, l’action de la Russie doit être analysée selon trois horizons possibles.

Les dix-huit prochains mois devraient être calmes, les dirigeants russes étant à l’aise avec ce statu quo. Vladimir Poutine jouit encore d’une excellente cote de popularité et les sanctions internationales ne sont pas une menace trop importante. Pourquoi dans ce cas faire des concessions alors qu’on ne sait ni ce que sera l’U.E. dans un an, ni quelle politique mènera Donald Trump ? On ne peut pas s’attendre à des changements significatifs de la part de la Russie, la politique russe sera plus réactive que proactive, plus opportuniste que stratégique. Au-delà de 2017, deux autres scénarios se font jour. Tout dépend de Vladimir Poutine.

2018 sera la dernière année de l’administration Poutine, qui ne se représentera pas : il a atteint un certain âge [64 ans], il ne violera pas la Constitution en briguant un nouveau mandat. Patriote, il se préoccupe de l’image qui sera la sienne dans l’histoire de la Russie. C’est aussi un animal politique redoutable, l’un des plus grands hommes politiques que la Russie ait connu. La conclusion logique est que le prochain mandat présidentiel sera une période de transition vers un nouveau pays et un nouveau système. Les institutions doivent se renforcer, notamment le système judiciaire, l’État de droit doit être rétabli, l’omniprésence des bureaucrates doit être atténuée, l’innovation favorisée, tout comme les P.M.E., les investissements dans le capital humain. Le progrès ne pourra advenir qu’à condition de modifier les relations extérieures de la Russie : le pays ne pourra pas se stabiliser et se moderniser sans l’Occident.

Au-delà de l’horizon 2024, tout dépendra de la structure des relations internationales que la Russie aura tissée. La fin du post-modernisme dans les relations internationales est inquiétante, on en revient à un certain néo-modernisme, avec un monde plus tourné vers le passé que vers l’Histoire.

            J. V. : je m’exprime ici comme chercheur et historien plutôt que dans mes fonctions officielles de membre du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International et du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie.

            La confrontation des narratifs russe (l’Occident a humilié la Russie au Kosovo, en Irak, en Libye) et occidental (l’Europe et les États-Unis ont toujours tendu la main à la Russie, y sont investi économiquement) est une démarche stérile. Il est plus intéressant par contre de s’occuper de la définition de l’intérêt national russe et de sa conciliation avec les intérêts de l’Occident.

Les intérêts de la Russie doivent être acceptés, mais doit-on forcément accepter la définition de ces intérêts telle que développée par Vladimir Poutine alors qu’ils compromettent les intérêts de plusieurs pays de l’U.E. et des pays aux frontières de la Russie ? Doit-on accepter que la Pologne, la Géorgie, les pays baltes soient sous la coupe de la Russie ? 2013 – 2014 est un moment décisif : alors que Vladimir Poutine est allé jusqu’à souhaiter que l’Ukraine entre dans l’U.E. en 2004, en 2013 – 2014 il se rend compte du danger que représente l’U.E. Cet ensemble de lois, de pratiques économiques qui aurait été mis en œuvre en Ukraine à travers l’acquis communautaire après l’accord de 2014 a été perçu comme un danger pour la Russie et le pouvoir propre de Vladimir Poutine. L’annexion de la Crimée et l’offensive menée en août 2014 dans le Donbass est un autre élément clef : l’Allemagne prend conscience que l’ordre européen de sécurité régi par le droit qui lui tenait tant à cœur n’existe plus. Et Vladimir Poutine commence à partir de ce moment-là à soutenir tous les mouvements eurosceptiques, dans une visée stratégique clairement anti-européenne. Je suis donc ici en désaccord avec Andreï Kornutov : la Russie est un pays révisionniste de l’ordre de sécurité européen, même s’il y a aussi eu des transgressions occidentales. De la même manière, la Chine ne semble pas vouloir un ordre international alternatif, elle a au contraire intérêt à ce que notre monde d’ouverture commerciale perdure. Les intérêts économiques de la Chine la conduisent à être une puissance du statu quo ; c’est moins évident pour la Russie.

            Intéressons-nous maintenant aux tenants et aux aboutissants de la puissance et de la faiblesse russes. La Russie a un P.I.B. équivalent à celui de l’Italie et est mal intégrée dans la mondialisation, elle profite surtout de ses exportations de pétrole et de gaz. Sa puissance est unidimensionnelle : elle manque cruellement de soft power. La principale dimension de la puissance russe est sa puissance militaire, dont elle use très librement, sans trop se préoccuper de la légalité et de ce que pensent les autres acteurs des relations internationales. En ce sens, Vladimir Poutine est un véritable opportuniste, au sens noble du terme, à la manière de Napoléon. La base de la puissance russe est toutefois limitée : son économie ne se modernise pas, elle n’attire pas d’investissements, les sanctions internationales ralentissent encore toute modernisation. Dans le triangle États-Unis – Chine – Russie, il sera difficile pour cette dernière de faire jeu égal avec la Chine en matière militaire : Pékin dépense près de 180 milliards de dollars par an dans son appareil de Défense, tandis que les dépenses militaires russes diminuent. Il sera difficile pour la Russie de conserver son avantage. La versatilité et la détermination de Moscou subsisteront, mais pourra-t-il réellement s’imposer comme un acteur clef ?

***

Questions de l’assistance

            La course aux armements accentue-t-elle le risque de guerre mondiale comme l’a récemment déploré Gorbatchev ?

A. K. : l’arrivée au pouvoir de Donald Trump n’a pas modifié la position russe. Moscou est prêt à discuter d’une réduction des stocks d’armes nucléaires à deux conditions. Premièrement, trouver d’abord un compromis sur la défense anti-missile, qui met en danger les capacités de frappe en second. Deuxièmement, ouvrir les discussions aux autres puissances nucléaires, dont le potentiel nucléaire en cas de baisse des stocks russe et américain, augmentera de manière relative.

J. V. : la France estime que le système anti-missile ne remet pas en cause la puissance nucléaire russe.

            Si la Russie n’a pas grand-chose à gagner sur le théâtre syrien, pourrait-elle s’engager davantage pour tirer plus de gains de son intervention au risque de s’embourber ?

A. K. : en intervenant en Syrie, Vladimir Poutine poursuit un objectif à portée mondiale et non pas régionale, montrer à l’Occident que la Russie pouvait être un acteur de la lutte contre le terrorisme international. Il entendait aussi préserver l’intégrité des États de la région et y accroître l’influence russe. La grande différence entre Vladimir Poutine et les occidentaux est que quand ils pensent que le monde se divise entre de mauvais autoritaristes et de bons démocrates, lui estime que la ligne de séparation se trouve entre l’ordre et le chaos. Et il se range du côté qu’il pense être le bon, l’ordre. D’où le soutien à Bachar Al-Assad, à Recep Tayyip Erdoğan. S’opposer à eux c’est se faire les agents du chaos (cf. interventions en Irak et en Libye par exemple). Vladimir Poutine est sincèrement convaincu d’être du bon côté, qu’en détruisant les régimes autoritaires l’Occident crée plus de problèmes qu’il n’en résout.

J. V. : sur la notion d’ordre et de chaos, si l’exemple irakien est probant, l’exemple libyen l’est moins. Quand la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et leurs alliés interviennent en Libye, le chaos est déjà là, on est dans une situation de guerre civile, on ne peut pas savoir si Kadhafi aurait rasé Benghazi, si la situation serait ensuite revenue à la normale. En Syrie, nous ne sommes pas intervenus et c’est pourtant le chaos. L’intervention russe provoque-t-elle plus d’ordre que de chaos ? La prise d’Alep a-t-elle été un pas de plus vers l’ordre ? Daech en a profité pour reprendre Palmyre [reprise une seconde fois le 3 mars 2017 par les forces du régime, soutenues par les aviations russe et américaine] et avancer sur Deir-el-Zor. Il n’y a pas de paix en Syrie, on entre simplement dans un autre chaos. Le régime ne contrôle réellement que la « Syrie utile », le reste est en proie au chaos, avec les conséquences que l’on connaît pour l’Europe : attentats et vagues migratoires. Le narratif russe est puissant mais trompeur. Si Vladimir Poutine pouvait assurer une transition politique à Damas il le ferait, mais l’Iran, qui contrôle le terrain au sol, l’en empêche. Les Iraniens et leurs alliés ne se sentent pas tenus par les cessez-le-feu conclus par Moscou. L’Iran posera en outre un problème dans les relations de la Russie avec la nouvelle administration Trump, qui lui est viscéralement hostile.

            La démographie en chute libre de la Russie sera-t-elle un problème à terme pour le pays ?

A. K. : le problème démographique peut être réglé de trois manières. Soit en s’engageant socialement pour améliorer la natalité ; soit en agissant sur la mortalité en améliorant la santé publique, en allouant plus de ressources aux seniors, en prolongeant la vie active ; soit en favorisant l’entrée d’immigrants sur le territoire russe. Pour l’instant, Vladimir Poutine n’a agi que sur la natalité, il faut une approche plus complexe.

            Vladimir Poutine n’est pas à sa première fin de mandat. Dmitri Medvedev avait repris le flambeau pour lui laisser ensuite reprendre sa place, pourquoi ne pas recommencer ?

A. K. : il est impossible d’entrer dans la tête de Vladimir Poutine. Je pense que Vladimir Poutine souhaitait réellement passer la main la dernière fois, mais la politique de Dmitri Medvedev n’a pas porté ses fruits et a même favorisé l’opposition qui, revigorée, a revendiqué des droits et remis en question la légitimité des dirigeants russes. À l’extérieur les résultats se faisaient également attendre. Vladimir Poutine a donc voulu revenir pour rétablir « la loi et l’ordre » [sic]. On ne sait pas ce qui adviendra en 2018.

Propos rapportés par Naïm Montes


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